PAROLE D'INVESTISSEUR.SES : ANNE-LAURE FEDERICI

NOUS DONNONS LA PAROLE A NOS SOCIÉTAIRES ET INVESTISSEUR.SES ! 

Visuel Anne Laure Federici

Anne-Laure FEDERICI est née en 1965 et réside à Lille. Elle est Déléguée générale depuis 2009 du RTES Réseau des collectivités Territoriales pour une Économie Solidaire (Collectivités publiques et territoriales) et Maîtresse de conférence associée à l'Université de Lille, coresponsable du Master action publique et ESS. 

Elle soutient Villages Vivants en tant que porteuse de titres participatifs depuis 2019.

 

Villages Vivants : Bonjour Anne-Laure ! Pourquoi avez-vous choisi d'investir chez Villages Vivants ? Et qu'est-ce qui vous a fait sauter le pas ? 

Anne-Laure FEDERICI : J'ai connu Villages Vivants par un de ses cofondateurs, Sylvain Dumas, qui a travaillé, comme moi, à l'ADIE (l’Association pour le droit à l'initiative économique). Le projet dès le départ m'a vraiment emballé, pour deux raisons en particulier : le fait de faire appel à l'épargne citoyenne pour financer des projets d'utilité sociale et le fait que ce soit une réponse adaptée à certains besoins identifiés dans le cadre de mon travail au sein du RTES. Villages Vivants me paraît apporter une réponse très opérationnelle aux difficultés d'accès au foncier, à la fois en milieu urbain et rural, et pour des activités d'utilité sociale. 

C'est pour tout ça que j'ai investi chez Villages Vivants en 2019. Et le “passage à l'acte” n'a pas été très difficile parce que j'étais impliquée dans le mouvement des Cigales en parallèle. 

 

VV : En tant que responsable d'une structure associative depuis plus de 15 ans, en quoi le projet de la coopérative Villages Vivants résonne-t-il avec votre propre engagement ou parcours ? 

ALF Ça résonne via deux dimensions, la première c'est la mobilisation, l'implication de citoyens autour de projets économiques, au travers de l'épargne citoyenne. Ça fait largement écho avec mon parcours et notamment mon implication aux Cigales et à Autonomie et Solidarité, une coopérative de capital risque des Hauts-de-France.

Et puis l'objet même de Villages Vivants - la revitalisation commerciale et d'activités dans les territoires ruraux - résonnait bien avec le travail que nous avions engagé au RTES sur le foncier, et les difficultés d'accès au foncier, ainsi qu'avec nos travaux sur les contributions possibles de l'économie sociale et solidaire au développement des territoires ruraux.

 

VV : Quel est le lieu que vous rêveriez voir revivre grâce à Villages Vivants ?

ALF : Une ancienne gare abandonnée proche de Lille, dans les Flandres, désaffectée depuis quelques années, alors qu'il y a vraiment un potentiel d'activité, notamment parce que c'est un très chouette lieu pour faire du vélo et se balader.

 

VV : A quoi ressemble pour vous le village idéal ?

ALF Pour moi, c'est un village où on trouve quelques commerces, un café, des lieux  où pouvoir rencontrer des gens, voir de temps en temps un film, des soirées, des concerts. Un lieu où on puisse vivre sans avoir à prendre constamment sa voiture avec des espaces où les enfants puissent sortir seuls.
Mais j'ai toujours vécu en ville, donc c'est peut-être un peu biaisé comme village idéal, je le vois aussi plutôt avec une optique de vacances, de loisirs.

 

VV : Pourquoi c'est important et comment, selon vous, on peut faire grandir en nombre la communauté Villages Vivants ?

ALF Ce qui me semble nécessaire, c'est de conserver et développer le sociétariat citoyen, et en même temps, d'aller chercher des partenaires institutionnels, d'avoir des levées de fonds plus importantes. Mais il me semble que c'est déjà la stratégie de Villages Vivants même si ce n'est pas toujours facile de maintenir les deux, notamment en termes de gouvernance.

Je trouve que Villages Vivants parvient bien à cet équilibre entre poursuivre la mobilisation des citoyens et des investisseurs plus importants, et en même temps, être aussi force de proposition pour des outils structurants pour le développement des activités d'utilité sociale en milieu rural. C’est aussi important de développer des actions de plaidoyer pour contribuer à faire bouger les cadres et avoir un environnement qui soit plus adapté au développement de ces projets.

 

VV : À votre avis, quel est le rôle de l'immobilier solidaire dans la redynamisation sociale, écologique, économique d'un territoire ?

ALF Je pense qu'il est très important, car les problématiques d'accès à des locaux se posent pour énormément de projets. Je pense que l'immobilier solidaire permet à chaque fois d'apporter des réponses pertinentes, adaptées et qui tiennent compte du contexte local, qu'il s'agisse de territoires ruraux ou de territoires urbains. L’immobilier solidaire a un rôle important concernant les porteurs de projets également, car l'immobilier, c'est le foncier, et ça demande des compétences un peu spécifiques que n'ont pas forcément des porteurs de projets.

Et puis, l'immobilier solidaire est un partenaire important aussi des collectivités locales qui ont, pour certaines, du foncier qu'elles ne peuvent pas exploiter elles-mêmes. Villages Vivants peut vraiment être cet “accompagnateur expert”, ce point de rencontre entre collectivités et porteurs de projets. 

 

VV : Une phrase ou un mot qui résume pour vous Villages Vivants ? 

ALF Un projet ambitieux et pragmatique, avec une super équipe !

 

VV : Merci beaucoup Anne-Laure !

 

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Photo de couv LK